Laurent à Combs

Il était une fois un garçon de Tournan-en-Brie nommé Fignon, Laurent de son prénom qui en matière de pratique sportive était un « touche à tout ». Après avoir tapé dans un ballon de foot et s’être essayé au volley il s’était dirigé vers des disciplines individuelles comme l’athlétisme et la natation. Et puis un beau jour, il décida de s’inscrire à l’âge de seize ans à la Pédale Combs-la-Villaise : la carrière d’un Champion débutait.

Laurent Fignon prend donc sa première licence cycliste à la Pédale Combs-la-Villaise en 1976, poussé par des amis. A 16 ans, il est alors cadet et remporte sa première course à Vigneux-sur-Seine. Charles Lhomme, son entraîneur de l’époque se souvient : « Ce garçon, nous avons tout de suite vu qu’il avait quelque chose de plus que les autres. Mais de la à ce qu’il remporte un jour de le Tour de France, nous n’aurions jamais pu l’imaginer ! ». Laurent gagnera quatre courses durant cette même saison 1976.

Equipe 1976

La première victoire de Laurent en 1976

En 1977, il passe junior. L’apprentissage se fait petit à petit, et Laurent remporte une course, à Avon. C’est l’année suivante, en junior 2, qu’il décolle : 13 victoires, dont le titre de Champion d’Ile-de-France sur route ! Il est également sacré champion de France du kilomètre et de la poursuite à Grenoble ? A la fin de cette saison, il fait le choix de rester à la Pédale Combs-la-Villaise.

En 1979, il est donc espoir et cours en senior C (équivalent de la troisième catégorie aujourd’hui). Très vite, il remporte de nombreuses courses, dont celle de Combs-la-Ville : il accède rapidement à la catégorie senior A, soit la première catégorie d’aujourd’hui !

Laurent Champion d'Ile-de-France junior

Laurent Fignon Champion de France junior en 1977

Au total, Laurent compte 37 victoires sous les couleurs Combs-la-Villaise, soit le record toujours d’actualité qu’il détient avec Jean-Denis Van Praet (mêmes années que Laurent), et Jean-François Anti (fin des années 80), qui a lui aussi participé au Tour de France dans les années 90.

Le Parisien – 6 septembre 2010 (7 jours après la mort de Laurent)